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Surveillance biologique et hygiène du milieu

Les activités du Service d’hygiène du milieu et surveillance biologique sont orientées sur la détection d’éléments et de substances chimiques dans l’environnement domestique ou professionnel permettant ainsi l’évaluation de leur impact sur la santé de la population.

Une action tant sur le plan professionnel que domestique

Dans le cadre de la médecine du travail, des bilans d’exposition à des substances dangereuses sur le lieu de travail sont effectués depuis de nombreuses années, en collaboration avec les médecins du travail. Cette synergie permet de délimiter les risques de santé pour les ouvriers susceptibles de contracter une maladie professionnelle.

En collaboration avec la Division de la santé au travail et de l’environnement auprès de la Direction de la santé, le laboratoire du Service d’hygiène du milieu et surveillance biologique prend en charge l’exécution de prélèvement et d’analyses en relation avec l’environnement domestique. Il est bien connu que l’exposition à long terme à certaines substances ou microorganismes présents dans le milieu domestique, comme par exemple les substances volatiles organiques, les biocides, les retardateurs de flamme, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les phtalates, des métaux lourds, des moisissures et acariens, etc. peuvent donner lieu à des allergies, des irritations chroniques et à d’autres pathologies préjudiciables voire handicapantes.

La surveillance biologique de personnes exposées de façon non professionnelle, comme par exemple les porteurs d’amalgames dentaires ou les patients hémodialysés, apporte également des renseignements concrets sur leur imprégnation et permet de prendre les mesures qui s’imposent en temps utile.

En collaboration avec les autorités compétentes (SecuAlim, Ilnas, Aev), le service contribue au contrôle du marché et se concentre sur la détection de contaminants préoccupants comme les métaux lourds dans les aliments, des allergènes comme le nickel ou le chrome hexavalent. Le contrôle des phtalates dans les jouets permet de protéger les enfants envers ces perturbateurs endocriniens.

Le regroupement de ces analyses spéciales au Laboratoire national de santé dans ces domaines hautement sensibles apporte la garantie d’un traitement impartial et objectif, avec une qualité confirmée par l’accréditation ISO 17025 du laboratoire. De même la réalisation de prélèvements et analyses in situ par du personnel du service spécifiquement formé contribue à cette impartialité et à la qualité du résultat.

Pour cibler et suivre l’impact des nuisances du milieu sur notre santé

La surveillance biologique permet de reconnaître, de déterminer et de suivre l’impact des nuisances du milieu sur la santé de l’individu. Elle peut se faire dans le milieu ambiant par la mesure de concentration des microorganismes et substances incriminés. Ce type de surveillance ne permet cependant qu’une approximation de l’impact sur l’homme puisqu’elle ne prend pas en compte les particularités individuelles, comme le poids corporel, le niveau d’activité, l’hygiène personnelle, le métabolisme, les capacités antioxydantes, ni les variables locales et temporelles nécessaires pour évaluer l’exposition telles que la ventilation d’un local et autres paramètres physiques. Néanmoins, elle livre de précieuses indications à l’expert de l’environnement et au médecin en permettant de cibler les sources de pollution.

Dans le cas des substances chimiques, l’appréciation d’une exposition chronique peut également se faire dans les liquides et matières biologiques, par l’analyse directe d’une substance particulière, par le dosage de métabolites de cette substance ou par la détermination de biomarqueurs spécifiques d’une altération biochimique dans les urines, le sang ou les cheveux. La détection précoce d’altérations biochimiques est le meilleur garant d’une amélioration de la qualité de la vie par suppression de l’exposition au polluant responsable de celles-ci.

L’interprétation des résultats n’est jamais simple puisque les concentrations en microorganismes et/ou substances dangereuses sont relativement faibles et la relation de cause à effet parfois difficile à établir. C’est pourquoi on a de plus en plus tendance à appliquer le principe de précaution en cas d’exposition chronique à long terme.

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