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Anatomie pathologique

Le service d’anatomie pathologique a pour missions de diagnostiquer le cancer et les lésions précancéreuses des différents organes d’un patient, les lésions inflammatoires, les lésions pseudo-tumorales et les malformations. Il a également en charge le diagnostic moléculaire, en collaboration avec le service de génétique et de biologie moléculaire.

De nouveaux tests génétiques

Outre une augmentation de ses activités, avec un total de 229.000 coupes histologiques, le service a réalisé en 2016 une série de nouveaux tests génétiques comme le test en routine de détection des mutations du gène de l’EGFR, Epidermal Growth Factor Receptor ou récepteur du facteur de croissance épidermique) et du gène ALK, Anaplastic Lymphoma Kinase pour les cancers du poumon à petites cellules. La qualité des diagnostics a été améliorée grâce à la mise en place d’un nouveau système de gestion du laboratoire entièrement piloté par ordinateur et l’automatisation des analyses immunohistochimiques permettant de détecter des protéines dans les cellules d’un tissu et, donc, des cancers.

De nombreuses participations à des tests au niveau international et des partenariats nationaux

Le service a participé à des tests organisés par des organismes internationaux de contrôle externe tels que le Collège des pathologistes américains, CAP, College of American Pathologists, l’Association Française d’Assurance Qualité en Anatomie et Cytologie Pathologiques, le NordiQC, Nordic Immunohistochemical Quality Control d’Aalborg au Danemark, l’ESP Lung EQA Scheme, l’European Society of Pathology – Lung External Quality Assessment Scheme de Louvain en Belgique et le MD Anderson Cancer Center de Madrid en Espagne. Le processus de certification engagé en décembre 2015, en accord avec le Conseil d’Administration et en prévision d’une future accréditation, est toujours en cours.

Par ailleurs, le service d’anatomie pathologique s’est montré très actif dans ses différents partenariats, que ce soit au sein de la Plateforme nationale du cancer, du Comité de la future école de médecine du Luxembourg ou du Consortium de médecine personnalisée du Luxembourg, PMC, Personalised Medecine Consortium.

L’innovation médicale grâce au télédiagnostic microscopique

En 2016, le service a fait un pas de plus dans son ambitieux projet relatif aux biopsies extemporanées. Pour rappel, celles-ci consistent à prélever un tissu au cours d’une intervention chirurgicale en vue d’en faire un examen microscopique pour confirmer ou infirmer qu’une lésion est cancéreuse. Or, la grande disparité géographique entre les hôpitaux fait que certains ne peuvent même pas attendre le temps nécessaire au transport du prélèvement jusqu’au service d’anatomie pathologique. Pour éviter cela, il existe désormais une solution : la télépathologie. Plutôt que d’envoyer la biopsie au LNS, celle-ci est traitée sur place à l’hôpital et les images sont envoyées en temps réel par télétransmission au pathologiste qui se trouve devant son microscope virtuel au LNS.

Inscrit dans le plan stratégique 2016-2018 du LNS, ce projet prévoit la mise en place d’une plateforme de télépathologie dans quatre hôpitaux luxembourgeois, dans le cadre du Plan National Cancer : Centre Hospitalier Emile Mayrisch (CHEM), Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL), les Hôpitaux Robert Schuman de Luxembourg (HRS) et le Centre Hospitalier du Nord d’Ettelbruck (CHdN).

L’unité de neuropathologie

Un historique récent

Créée en janvier 2017 au sein du Laboratoire national de santé, l’unité de diagnostic de neuropathologie fait partie du Luxembourg Centre of Neuropathologie (LCNP). Cette unité, placée sous la direction du Professeur Michel Mittelbronn, est établie en collaboration avec le Luxembourg Institute of Health (LIH), et le Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB), de l’Université du Luxembourg, chacun de ces partenaires disposant d’une unité de recherche en neuropathologie.

Une chaire PEARL pour le Professeur Mittelbronn

Dans le cadre de la création de cette unité, le Professeur Mittelbronn s’est vu attribuer une chaire PEARL de la Fondation nationale de la recherche (FNR), ce qui représente un support financier considérable.

De nombreuses missions

L’unité de diagnostic assure les analyses microscopiques de prélèvements d’échantillons du système nerveux central (par exemple les tumeurs cérébrales), de nerfs, de muscles ainsi que l’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien. Les biopsies intestinales sont également examinées par rapport aux maladies du système nerveux autonome. L’unité est capable de réaliser des services en neuropathologie nécessaires pour l’analyse de maladies du système nerveux telles que les cancers du cerveau ou la maladie de Parkinson.

De plus, le service de neuropathologie est responsable pour les autopsies médicales ou scientifiques concernant le système nerveux central et périphérique.

En ce qui concerne les autopsies judiciaires, l’unité de neuropathologie travaille en étroite collaboration avec le département de médecine légale du LNS. Après l’examen macroscopique, les préparations tissulaires sont évaluées par les techniques histologiques, histochimiques et immuno-histochimiques.

Les examens génétiques et épigénétiques sont réalisés en collaboration avec le département de génétique du LNS.

L’unité de neuropathologie assure tous les besoins de diagnostic et de la recherche au Luxembourg et accepte aussi volontiers des cas de l’étranger.

Une réelle opportunité pour la recherche

La création du Centre de neuropathologie de Luxembourg représente une excellente opportunité pour mener des projets de recherche aussi bien sur les cancers du cerveau que dans le domaine de la neurodégénérescence.

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